Alors que 2024 tire sa révérence, 2025 se profile sans promettre un avenir plus radieux que l'année qui s'achève, ni que celles qui ont éprouvé l'humanité, les animaux et la nature au fil des décennies. Comme les années précédentes, 2023, 2022, 2021, 2020, et bien d'autres, notre société semble s'enfoncer davantage vers le danger, conséquence de l'impact de l'homme sur notre environnement. Le monde demeure en proie aux conflits, dépassant les frontières de l'Ukraine et du Soudan. Gaza, aujourd'hui, est au cœur des affrontements.
Israël poursuit sa ferme détermination à annihiler une population, une nation, bombardée sans relâche sous les yeux du monde depuis des mois, et possiblement pour encore longtemps. Les frappes pourraient se poursuivre mois après mois, voire des années, tandis que les bombes continuent de s'abattre sur les innocents, les hopitaux débordés, où les blessés ne peuvent qu'espérer une issue face à des morgues déjà réaménagées. Depuis bien des années, la domination de la force et l'absence de justice prévalent. Les puissances mondiales, armées de moyens destructeurs, imposent leur hégémonie.
La paix mondiale est maintenue en fonction du bon vouloir de ces nations influentes, qui sous couvert de veto, répriment toute contestation contrecarrant leurs intérêts économiques et politiques. La guerre froide resurgit dans un monde déjà surchauffé. Les petites nations restent dans l'ombre, contraintes d'accepter leur sort pour éviter de subir les mêmes conséquences que Saddam Hussein en Irak ou Kadhafi en Libye, qui, sans bénédiction des grandes puissances, ont échoué. Même la Russie, forte de son étendue, révise sa doctrine nucléaire sous la menace de missiles de longue portée depuis l'Ukraine, craignant pour Moscou.
Les puissances elles-mêmes sont saisies de peur, comme elles le furent face à Oussama Ben Laden avant qu'il ne soit pourchassé pour avoir défié le monde libre. Donald Trump reprend le siège présidentiel aux États-Unis, s'affichant comme le visage même de l'Amérique. Les tribunaux choisissent de lever toutes les accusations contre lui, mettant un terme aux démarches judiciaires, sans aucune sanction pour lui ou ses alliés.
En parallèle, en Afrique, les forces militaires exultent. Les chefs de régiments refusent de suivre les dirigeants politiques, s'emparent du pouvoir et opèrent sans contrainte. Ils se posent en maîtres d'un jeu politique perverti, dans un État de non-droit où le président se fait souverain, tandis que le vote des fauves est attendu. Ceux qui souffrent des abus et dérives démocratiques acclament les militaires au pouvoir. Fatigués de l'injustice, ils descendent dans la rue, alliés d'une armée cherchant à regagner sa gloire d'antan. Régime après régime, peu de changement concrétise l'espoir d'amélioration des conditions de vie. Le droit cède la place à l'absence de justice.
L'État de non-droit supplante l'État de droit. La démocratie, détournée, devient l'outil des autocrates émergents, leur permettant de s'épanouir tandis que les leaders bolcheviques sont déchus dans l'oubli. Le vote manipulé, la force armée règne désormais. Un chef militaire n'est pas un arbitre. Il ne doit pas être juge, ne peut s'approprier le pouvoir aisément, ni être encouragé à s'y ancrer. Une fois goûté, il ne le lâche plus. Rien ne doit compromettre la liberté individuelle ni les droits qui l'accompagnent. Le pouvoir doit se gagner par les lois, loin de la force. Les militaires servent mieux la nation en soutenant leurs dirigeants légitimes et sous leurs commandements.
Au cours de l’année écoulée, j'ai consacré mes efforts à défendre les droits et libertés. J'ai inlassablement combattu l'injustice, les abus et les violations de droits humains. J'ai réaffirmé que les militaires ne doivent pas gouverner un État. Il leur appartient de servir l'État, et non de le régenter. Je rêve d'un monde de liberté, fondé sur le droit et la justice, régi équitablement. Ce monde ne progressera que si les juges exercent pleinement leurs responsabilités, en utilisant les pouvoirs conférés par la loi pour faire avancer notre société.
Puissent ces mots résonner dans notre pays et au-delà. Puissions-nous n'être gouvernés que par le cadre légal, avec justice pour guide. Bonne année 2025.
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