Tous autres vœux seraient pieux en cette année de 2012 finissant aussi calamiteusement qu’elle aura presque commencé. La vraie galère. On est à deux doigts de perdre ce qui a fait notre couleur, notre saveur, notre signe, le Mali. C’est bien pour cela que l’on était reconnu comme Malien. Plus que jamais, il faut se tenir debout et plus haut encore, pour montrer à tous les égarés, le chemin de la République aujourd’hui bafouée, la voie de l’Etat de Droit piétinée, le sens des libertés en recul, les vertus d’une citoyenneté dont les obligations essentielles ignorées de tous, passent à la trappe, au vu et au su des politiques et des politiciens évanouis, laissant place aux forces occultes prêtes à bondir sur toutes les scènes et arènes qui ne sont pas les leurs, sans que des responsables en charge de l’Etat de la Nation, définitivement incapables de prendre le destin confié et remis en leurs mains, dans un pays saccagé de leur fait et du fait de bien des hommes et de leurs bêtises, avant que l’on ne décide de tous au poteau pour que plus jamais tout ce qui s’est passe ne se passe sans le goulag, et maintenant que seuls ceux qui ont de la voix se fassent entendre, que les muets se taisent et ne parlent plus, que les sourds ne tendent plus les oreilles pour entendre ce qu’ils ne doivent entendre, que les mis en cause soient avancés vers le poteau, que les pelotons s’avancent, que les juges se bandent les yeux, que les défenseurs des causes perdues se cachent, que les micros se courbent et n’entendent plus rien, que les caméra ne voient plus rien, plus aucun son, plus aucune image, plus aucun témoin, et silence, ici on coupe, là on lapide, là bas on tue et tous sont coupables et victimes