Chacun à sa petite idée sur les touaregs mais ici vous trouverez l’essentiel sur le sujet
Les Touareg préfèrent d’ailleurs se désigner eux-mêmes par Imajaghan ou Imuhagh (noble et libre) ou par Kel Tamajaq (les gens de Tamajaq). Tamahaq, Tamajaq et Tamachaq sont toutes les trois des déformations de Tamazight dues à une altération par les accents du sud.
Divisés en plusieurs confédérations et tribus, un million et demi de Touareg vivent sur cinq pays du continent africain (barrières pour un peuple sans frontière). À l’intérieur de ce territoire, les Kel Tamasheq se sont longtemps joués des limites des états. Ceux-ci ont pourtant réussi à leur inculquer les normes de la douane et des passeports.
Ce territoire, appelé tinariwen (les déserts), est comme son nom l’indique découpé en plusieurs terres. De ces nombreux déserts, il y a le désert proprement dit : le Ténéré. Les autres terres sont plus ou moins arides, plates et montagneuses, parmi lesquels on peut citer celles qui font l’objet d’un article : Adrar, Azawagh, Hoggar, Tadmait, Tanezruft, Tassili n’Ajjer, Tawat (Touat), Tadmaït, le Désert Libyque ou encore Tibesti.
Des villes et villages touareg font l’objet d’un article. Elles sont listées ci-dessous, avec en italique la transcription de l’équivalent en berbère :
Abalagh ;
Agadez ;
Aguel’hoc ;
Essouk ;
Djanet ;
Illizi (Alezi) ;
Gao (Gawa) ;
Ghat ;
Tchin-Tabaraden (In Tibaraden) ;
Keita ;
Kidal ;
Tamanrasset (Tamanghasat) ;
Tessalit ;
Tombouctou (Tin Bektu).
Le social dans la communauté touareg:
La société touareg était très hiérarchisée, on peut rapidement classer les individus dans les catégories suivantes :
Imajaghan : tribus nobles, essentiellement guerriers ;
Ineslemen : tribus maraboutiques (au singulier ineslem signifie « musulman »), nobles aussi;
Imrad : tribus vassales ;
Inaden : forgerons (en fait les artisans) noirs, nobles ;
Irawellan : anciens captifs touareg ;
Iklan : esclaves noirs (au singulier akli signifie « noir ») ;
Bellas : esclaves libérés de langue Songhaï ;
Bouzou : esclaves libérés de langue haoussa.
Les Touareg sont monogames, sauf quelques exceptions. Le futur marié doit apporter une dot composée de dromadaires et de bœufs à la famille de la mariée. La tente et son ameublement est fournie au couple par la famille de la mariée, cette dernière en gardera la propriété en cas de divorce, laissant son ex-mari sans toit. Les mariés appartiennent presque toujours à la même caste[réf. nécessaire].
Les Touareg portent traditionnellement une sorte de long vêtement souvent nommé boubou (en étoffe de coton nommé « bazin ») et un chèche, appelé aussi taguelmoust (tagelmust en berbère) ou encore « turban ». Le chèche est une sorte de turban d’environ quatre-cinq mètres de long qui s’enroule sur la tête pour se protéger du soleil, du vent, de la pluie, du sable, du froid…
Traditionnellement, l’homme ne quitte jamais son turban. Il peut être de différentes couleurs, telles que rouge, jaune, vert, mais deux couleurs ont une signification spéciale. Le blanc est porté pour montrer un signe de respect, un jour particulier. Le chèche indigo est fait à partir de lin, souvent avec un tissage complexe. Il est porté les jours de fête (et les jours de froid car il est plus chaud que le chèche en coton). Sa teinture tend à déteindre sur la peau, donnant au targui le surnom d’« homme bleu ».
Origines:
L’origine exacte des Touareg est berbère, ils sont vraisemblablement descendants des tribus des premiers habitants de l’Afrique du Nord.
Leur culture berbère est confirmé par l’usage du même alphabet, du tifinagh, et de la même base linguistique le tamasheq.
Le cérémonial du thé est une manière de montrer l’hospitalité et un prétexte pour discuter avec le visiteur de passage. Le thé a été introduit au début du XXe siècle au travers de l’influence arabo-musulmane. Refuser un thé ou de ne pas boire les trois thés est jugé impoli. En effet les mêmes feuilles de thé vert sont utilisées pour confectionner trois services à la suite ; «Le premier thé est amer comme la vie, le second est fort comme l’amour et le dernier est doux comme la mort».
Le plat de base des touaregs est la taguella.
Chaque année, en janvier, a lieu le festival du désert à Essakane, près de Tombouctou au Mali, ainsi que celui d’Essouk, près de Kidal. Plusieurs autres festivals ont lieu à travers le pays Touareg, manifestations qui offrent une vraie occasion pour découvrir la culture touareg : la cure salée à In-Gall, près d’Agadez. Les fêtes traditionnelles de Gani et Bianou à Agadez.
Depuis les années 1990 la musique touareg s’est enrichie d’un nouveau courant : le blues touareg avec notamment le groupe Tinariwen ou bien Toumast. Les festivals de tourisme de Ghat et Ghadames en Libye. La fête de Sabiba à Djanet en Algérie.
Jusqu’aux années 1900, le monde touareg était organisé en confédérations ayant chacune sont propre ettabel (tambour) symbole de la chefferie et un Amenokal (pluriel Imenokalan), chef traditionnel élu par les sages à l’issue des palabres.
Les principaux groupes confédérés sont :
Kel Ajjer dans la région du Tassili N’Ajjer, entre Ghat et Djanet ;
Kel Ahaggar, dans les montagnes du Ahaggar ;
Ouelleminden Kel Ataram (ceux de l’ouest) avec pour centre [Gao,Kidal et Tin Bouctou] ;
Imididaghane dans la boucle du Niger Arabanda,Hawssa, avec pour centre [ Gao, Tombouctou] ;
Ioullemiden Kel Denneg (ceux de l’est, appelés aussi Tagaraygarayt (le centre). Le fief des Kel Denneg se trouve dans la région de Azawagh, vers Abalagh , Tchin-Tabaradenet Tahoua ;
Kel Gress, dans le Damergou (Tanut) ;
Kel Aïr, dans les montagnes de l’Aïr, dont les grandes villes sont Agadez, Timia et Iférouane.
Quelques Imenokalan touaregs :
Tin Hinan, ou Tamenokalt, matriarche et reine de Ahaggar ;
Koceilatta ,Roi de Tadamakkat au moyenne Age,amenokal des Imididaghanes et des tous les Touregs d Essouk;
Karidanna, premier amenokal et fondateur de la fédération des Ioullemiden ;
Ibrahim ag Abakkada, chef des Azjer ;
Moussa ag Amastan, amenokal d’Ahaggar ;
El Jilani Ag Khamed Ibrahim, Amenokal et Imam de Tagaraygarayt (Kel Dennig). Début du XIXe siècle.
Koceilatta Roi de Tadamakkat au moyenne Age
Makhammad ag Katamay, chef des Iwillimidan Kel Denneg ;
Abdurrahman Tagama, sultan d’Agadez ;
Al Khorer, résistant, chef des Ioullemiden Kel Denneg ;
Fihrun ag Amansar, résistant, chef des Ouelleminden Kel Ataram ;
Warilyess , résistant, chef des Imididaghan kel Gossi;
Guarayane Ag OUbagzane, chef des Imididaghan ke Adagh;
Amud, chef des Kel Ajjer ;
Mohamed Ali ag Attaher, amenokal des Kel Ansar, décédé en exil au Maroc en 1994 ;
Ahna Ag Amouzar, amenokal des Imididaghan de Tessit;
Egarwaye Ag Mataly, amenokal des Imididaghane Hawssa;
Mohamed Elmehdi ag Attaher, actuel Amenokal des Kel Ansar.
Kili Kili Najim actuel Aménokal des Imaghads de l’Azawak;
Khamzata Mouhamed El Khourer, Chef des Kel Nan
Zaïnou Mohamed, Chef des Kel Eghlal
Tribus touarègues :
Ait Awari (Iberkorayane de Tagaraygarayt , région de l’Azawak, Niger)
Awraghan
Imididagh (Kel Adagh,Ihadakatane,kel Alkitt, kel Gossi,kel Agheriss, kel Serrere,kel Oulli,Ilokane,imididaghane Tin Bouctou,Ighinaghissane)
Alwalitan ( Tagaraygarayt , région de l’Azawak, Niger)
Ashsharifan (Iberkorayane de Tagaraygarayt , région de l’Azawak, Niger)
Dabbakar ( Tagaraygarayt , région de l’Azawak, Niger)
Itaguane
Daw Sahak (Tagaraygarayt , région de l’Azawak)
Idnan
Ibarogan
Ifughas
Iherherane (Iwillimidan Kel Dennig, région de l’Azawak)
Igdalan
Igoran (Tagaraygarayt, région de l’Azawak)
Ihaggaran
Ijawanjawatan (Tagaraygarayt, région de l’Azawak)
Ikanawan (Tagaraygarayt, région de l’Azawak)
Ilabakkan (Iwillimidan Kel Dennig, région de l’Azawak)
Imanghasatan
Imannan
Imaqqarghasan
Ikanawan (Tagaraygarayt , région de l’Azawak)
Irawalan (Iwillimidan Kel Dennig, région de l’Azawak)
Ihadanharan
Izawitan (Tagaraygarayt, région de l’Azawak)
Illisawan
Kel Aghlal (Iberkorayane de Tagaraygarayt , région de l’Azawak, Niger)
Kel Assuk
Kel Away
Kel Faday
Kel Ferwan
Kel Ghala
Kel Ansar
Cette derniere tribu est celle qui est celle qui regroupe mes parents et moi meme.
Merci chers bloggeurs