Contrairement à ce qui peut se dire par ci par là, vraisemblablement que la date du 28 juillet, fixée pour tenir le premier tour des élections présidentielles en République du Mali ne sera pas tenue, ce, pour des raisons évidentes et objectives tenant au fait que :
– les cartes NINA, arrivées en retard ne vont pas pouvoir être distribuées de manière convenable et raisonnable, malgré la bonne volonté du ministre en charge de cette distribution ;
– ces cartes NINA ne comportent pas les numéros des bureaux de vote, ce qui est une grosse tare qui ne pourrait être corrigée que par un document complémentaire devant également être distribué pour permettre aux électeurs de se diriger vers leurs bureaux de vote dédié ;
– la zone de Kidal n’est pas totalement libérée aujourd’hui encore, au point de pouvoir y installer une administration, pour permettre d’y mener et d’y installer de quoi pouvoir mener et conduire des opérations électorales permettant de voter à Kidal ;
– le sort des déplacés, des réfugiés et des nombreux maliens de l’extérieur, non détenteurs de cartes NINA parce que non recensés, n’est pas totalement fixé ;
Sans compter le menu fretin en raison de l’impréparation et de la désorganisation administrative dont seuls les maliens savent faire preuve quand ils sont fonctionnaires en République du Mali dans ce genre de situations.
Le pire, c’est que l’on ne sait même plus de combien de temps faut-il disposer pour régler tous les problèmes et fixer de nouvelles dates.
Nous rentrons dans des périodes d’imprécisions totales et absolues qui mettent à nu tout le gouvernement qui fait preuve d’incapacités à prendre en main l’une des principales missions confiée.